Vous allez me confier votre histoire, je vous confie un peu de la mienne
Une enfance sous le soleil de la Côte d’Azur
1978, un mois de novembre. Tandis que le soleil refuse de céder sa place à la grisaille hivernale, j’ouvre les yeux sur cette belle Côte d’Azur qui servira d’écrin à mon enfance… Une enfance heureuse, entourée d’une grande famille aimante et soudée suite à un douloureux déracinement. Des parents unis, deux petites sœurs, une joyeuse bande de cousins qui grandissent ensemble et des grands-parents jamais très loin. Une enfance rêveuse, à lire ou à inventer mes propres histoires. Une enfance curieuse et voyageuse, dans le sillage d’une maman hôtesse à Air France. Une enfance artistique, où j’exprime ma sensibilité en pratiquant la danse, le chant et le théâtre.

Mes premiers pas de journaliste
au pays des caribous
Une fois mon bac en poche, je goûte aux joies de la vie étudiante du côté d’Aix-en-Provence et de Toulouse, où je poursuis un cursus en lettres supérieures, en histoire, puis en journalisme, afin d’assouvir ma curiosité et mon goût pour l’écriture. Tout juste diplômée, l’âme curieuse et vagabonde, je n’ai qu’une hâte, découvrir le monde. Je m’envole pour le Québec où je suis en charge d’un magazine mettant en lumière les liens entre la France et la Belle province. Je multiplie les rencontres, découvre une nouvelle culture, prends goût à la poutine, et reviens même en France avec l’accent, « tabarnak ! »
La découverte du métier de biographe
De retour sous le soleil azuréen, je travaille comme journaliste pour la presse locale, des quotidiens et des magazines. J’explore ma terre natale en profondeur et rédige des guides pour Lonely Planet. Je voyage dès que possible. À l’aube de la trentaine, je découvre le métier de biographe, une révélation ! Je rédige le récit de vie de ma propre grand-mère avant de proposer ma plume à d’autres personnes, en parallèle de mon métier d’autrice et de journaliste. À trente ans, je deviens maman. Six ans plus tard, avec mon mari photographe, nous rêvons d’aventure et de nouveauté.
Ma vie en République dominicaine
Nous décidons de transformer le plan social qui menace le journal dans lequel nous travaillons en opportunité. Nous quittons tout pour nous installer avec notre petit garçon à l’autre bout du monde, dans un village de pêcheur au nord de la République dominicaine, où nous développons un média en ligne pour les expatriés. J’aide également des Français installés sur cette île à rédiger leurs folles aventures d’expatriation. Dans ce petit village du bout du monde, nous faisons le plein d’eaux turquoises et de plages paradisiaques. De rencontres et d’enseignements. De sorties de zones de confort. De peurs. De joies. Un condensé de vie dont nous sortons grandis.

Ma petite maison tropicale au toit de canas…
Mon héroïne biographe
Surtout, à l’abri du tumulte, dans mon petit bureau avec vue sur les palmiers et le jardin tropical, je profite également de cette parenthèse pour débuter l’écriture de mon premier roman, « Je m’appelais Jane ». Un rêve d’enfant devenu réalité. Et devinez quelle profession exerce mon héroïne Lola ? Elle est biographe, bien sûr ! Dotée d’un petit don en plus, elle nous emmène au cœur de destins féminins hors du commun… Cette première histoire séduit plusieurs milliers de lecteurs qui m’encourageront à écrire un second roman dans lequel on retrouve mon héroïne biographe menant l’enquête sur un nouveau personnage : « La vérité d’Aurora ».
À notre retour en France, ce qui nous était familier avant notre départ prend une toute autre saveur. Nous savons mieux apprécier ce qui semble parfois anodin. Mais il faut reconstruire. Je continue de prâter ma plume pour des récits de vie, je me forme au coaching afin de développer ma connaissance de l’humain, et travaille comme journaliste et communicante dans le tourisme.
Courant 2025, je décide de prioriser mon activité de biographe, celle qui est chargée de sens, de passion, et je décide de prêter ma plume essentiellement aux femmes. Je me forme encore, approfondis mes connaissances et crée « Des vies & des elles »…
Ce que j’aime…
Curieuse, enthousiaste, créative, j’aime lire, écrire, chanter (je fais partie d’un groupe de Gospel), danser, apprendre, rencontrer, l’aromathérapie, la psychologie, les massages, les thérapies douces, le soleil, la nature… Et les voyages !
Le métier de biographe, une passion, une évidence…
« Le plus beau métier du monde… » Voilà ce que j’ai pensé en découvrant l’activité de biographe, il y a quelques années, à l’aube de mes trente ans. J’avais déjà mesuré à travers mon métier de journaliste à quel point tout être est intéressant dès lors qu’on lui porte de l’attention et combien j’étais passionnée par les parcours de vie, quels qu’ils soient. J’avais déjà été touchée à maintes reprises par la réaction des personnes interviewées lorsqu’elles découvrent l’article qui leur est
consacré : un mélange d’émotion, de fierté et de gratitude, alors même que beaucoup s’étaient prêtés
à l’exercice avec méfiance. Mon plus beau compliment ? « Merci, vous avez parfaitement su retranscrire ce que je suis, ce que je voulais dire, ce que je ressens… » J’avais simplement su les écouter avec sincérité, portée par ma passion.
Du journalisme à la biographie…
Mais les entretiens dans le journalisme sont souvent trop brefs, les espaces pour les retranscrire de plus en plus restreints. Le métier de biographe m’est alors apparu comme un moyen de pallier cet écueil. Un prolongement naturel de ce qui m’anime depuis toujours : les rencontres et l’écriture, mais en prenant le temps. C’est aussi une démarche riche de sens, qui s’inscrit dans la durée, au service même de l’individu et non pas d’un média. Quelle belle mission que celle d’aider autrui à poser sur le papier son récit de vie, l’histoire de son entreprise, ou son témoignage !
Une intime conviction
Afin de m’essayer à cet exercice de longue haleine, j’ai d’abord entrepris le récit de vie de ma propre grand-mère. Quelle expérience ! Des semaines de complicité à remonter ensemble le fil de son existence afin de coécrire petit à petit le livre de sa vie. Depuis, ma chère petite Mamie s’en est allée sous d’autres cieux et je mesure, tout comme le reste de ma famille, combien ce témoignage nous est précieux. Elle pensait ne pas avoir grand-chose à dire et pourtant…
Elle nous a parlé d’elle, mais par là même, de sa vie de femme née dans les années 1920, de nos aïeux, de nos racines, de notre grand père parti bien avant elle.

Elle a pu nous raconter cette guerre qui a abîmé sa jeunesse dorée, les drames et les résiliences de notre famille, et de tant de choses encore… Cette première expérience m’a définitivement convaincue de la valeur et de la richesse de l’aventure biographique ! J’ai par la suite aidé d’autres personnes à rédiger leur histoire d’expatriation, leurs récits de vie, leurs souvenirs de guerre, leur incroyable parcours de femme…
Pourquoi les femmes ?
Les femmes justement. Ce sont elles qui sont aujourd’hui au cœur de mon activité « Des vies et
des elles ». Depuis toujours, j’ai ce désir de faire entendre plus particulièrement leur voix. Peut-être
parce qu’elles se sont tues si longtemps et si souvent… Mais il ne s’agit pas là d’une démarche
revendicative, plutôt d’une intime conviction, d’un sentiment de mission. Déjà, à l’issue de mon
parcours en école de journalisme, j’ai consacré mon mémoire de fin d’études aux femmes journalistes.
Puis j’ai été durant de nombreuses années rédactrice en chef du magazine Fem’infos dédié aux femmes
de la Côte d’Azur. Fortes, passionnées, aimantes, mères, meurtries, cheffes d’entreprises, militantes…
J’ai dressé au cours de ma carrière une multitude de portraits au féminin qui m’ont tous inspirée et
passionnée. Aujourd’hui, l’aventure se poursuit, de façon encore plus forte et plus profonde. Je leur
prête ma plume pour dire leurs mots, encore plus haut.
